IM Media

Dominique Leblanc, co-gérant d’IM MEDIA, a mené le projet de mise en place d’un partenariat avec Seres sur la dématérialisation de factures avec e-Facture.

Seres : Pouvez-vous nous présenter IM MEDIA ?
D. Leblanc
 : IM Media est une société de services informatiques de 6 personnes créée en 1995. Nous faisons du développement logiciel, de l’intégration, nous vendons du matériel, des progiciels… Une de nos particularité est le développement d’un progiciel spécialisé pour le mareyage car nous sommes implantés à Boulogne-sur-Mer, premier port de pêche français et premier centre européen de transformation des produits de la mer. Nous avons à l’heure actuelle une centaine de clients essentiellement implantés à Boulogne-sur-Mer, mais aussi sur toute la France.

Seres : Pourquoi avez-vous fait appel à une société tierce pour la dématérialisation fiscale ?
D. Leblanc
 : Nous avons souhaité mettre en place un partenariat pour la dématérialisation fiscale suite à la demande d’un client, sollicité par Carrefour pour passer à la dématérialisation de factures, puis 2 ou 3 autres demandes ont rapidement suivies. Il faut savoir que la majorité de nos clients travaillent avec la grande distribution puisque Boulogne-sur-Mer est également le premier centre de commercialisation et de distribution des produits de la mer, et par conséquent le 1er fournisseur de la grande distribution sur ce secteur.

Notre charge de travail actuelle ne nous permettais pas de développer nous-mêmes un traducteur EDI. Nous avons donc fait une étude comparative des solutions de dématérialisation de plusieurs sociétés. Nous avons étudié les coûts dans un premier temps, puis la santé financière et la solidité de ces sociétés afin de conseiller à nos clients le meilleur rapport qualité prix du partenaire sélectionné.

Seres : Pourquoi avez-vous choisi Seres ?
D. Leblanc
 : Ses tarifs faisaient partie des plus avantageux et Seres s’avérait être une société pérenne et solide financièrement avec laquelle nous pourrions établir un partenariat stable sur la durée. Notre choix s’est vu conforté par l’étude comparative déjà réalisée par un de nos clients.

Seres : Comment se passe la collaboration ?
D. Leblanc
 : Parfaitement bien ! Nous avons d’abord développé une interface entre notre application Nautile et e-Facture, puis réalisé des tests grandeurs natures afin de finaliser cette interface. Nos relations de partenaires sont simplifiées via un seul et unique interlocuteur de chaque côté.
Pour des ‘explications supplémentaires, nos clients peuvent directement se renseigner auprès du service commercial de Seres.
Aujourd’hui, nous avons déjà sept clients en production, et cinq dossiers qui vont être traités prochainement. Nous pensons avoir de plus en plus de demandes dans les prochains mois puisque Casino, Auchan et Carrefour entre autres demandent à leurs fournisseurs de s’équiper d’une solution de dématérialisation fiscale.

Seres : Les résultats constatés par vos clients sont-ils satisfaisants ?
D. Leblanc
 : Il faut savoir qu’avant de représenter un axe d’optimisation dans l’esprit de nos clients, les solutions de dématérialisation représentent pour eux avant tout un coût supplémentaire. Cependant nous pouvons affirmer aujourd’hui que nos clients, tout comme nous, sont satisfaits de la solution. Ils n’ont pas le recul nécessaire pour estimer les gains en termes de qualité et de quantité. Ils espèrent qu’à terme le règlement des litiges soit plus rapide.
Une chose est sûre, la solution de Seres va dans le sens de l’amélioration des relations entre les différents partenaires commerciaux en profitant des technologies nouvelles.

GS1 France

Avec près de 30 000 entreprises adhérentes en France et plus de 1 million dans le monde, la mission de GS1 France (ex Gencod), est depuis 1972, de standardiser les technologies pour faciliter les échanges d’informations entre les entreprises. Présent dans plus de 20 industries et secteurs, GS1 France accompagne aussi bien les grands groupes que les PME/TPE à investir dans les nouvelles technologies : mise en œuvre du code à barre, du commerce électronique, des catalogues électroniques et des étiquettes RFID.

Pierre Georget, directeur général de GS1 France, revient sur les débuts des échanges électroniques avec Allegro et sur la collaboration entre Seres et GS1 France.

Seres : Allegro est né sous l’impulsion de GS1 France il y a 20 ans. Pourquoi cette initiative totalement novatrice à la fin des années 80 ?
P. Georget -
Le projet Allegro est né de la volonté des utilisateurs, fournisseurs et distributeurs, de trouver une solution d’échanges électroniques autre qu’Internet qui paraissait insuffisamment fiable. Une première expérience d’échanges électroniques d’ordinateur à ordinateur avait été menée mais directement de mainframe à mainframe, puisqu’à à cette époque les pc étaient encore peu répandus. Ces liaisons étaient difficiles et couteuses à mettre en œuvre. Puis, avec l’arrivée des PC, l’idée de les utiliser pour échanger des informations entre différents systèmes d’information s’est imposée, plus facile, moins chère et plus standardisée. Thérèse Angué qui dirigeait Gencod – EAN France, à l époque et son équipe, ont alors réfléchi à la mise en place d’un système commun entre tous les distributeurs et industriels, c’est ainsi qu’est né Allegro, avec le soutien de Bull.

Seres : Comment les échanges électroniques ont-ils évolués ?
P. Georget -
D’abord lentement dans des produits comme la volaille, les échanges électroniques se sont ensuite considérablement développés. Les volumes sont toujours en croissance aujourd’hui et les entreprises intensifient leurs échanges. Le premier message à être utilisé a été la commande, mais aujourd’hui il y a également la facture et l’avis d’expédition, ainsi que les messages de transport.

Les entreprises privilégient désormais les échanges électroniques par rapport au papier et au fax.

Seres : Comment voyez-vous l’avenir des échanges électroniques ?
P. Georget -
Il y a plusieurs facettes à cette question.
Nous pouvons nous demander si les entreprises continueront à utiliser les Réseaux à Valeur Ajoutée ou si Internet prendra une partie des flux actuellement échangés via les RVA.
Tel sera le cas si elles revoient à la baisse le niveau de sécurité qu’elles exigent aujourd’hui pour leurs échanges. Mais je n’y crois pas. Je pense que les entreprises auront toujours des besoins importants en terme de sécurisation et de traçabilité des échanges auxquels seuls peuvent répondre les RVA. Par conséquent, je pense que les RVA vont continuer à avoir leur légitimité sur le marché des échanges électroniques.
On peut également se demander si l’on va développer d’autres types de messages que les 3 principaux que j’ai cités précédemment.
Je pense qu’il y aura sans doute de nouveaux messages ou de nouveaux processus de commerce, tels que l’état des ventes ou l’état d’inventaire, mais cela nécessitera des changements dans les mentalités des entreprises.
Enfin, le 3ème aspect relatif à l’avenir des échanges électroniques concerne les portails de distributeurs. En effet, les portails permettant de mettre à disposition l’information, plutôt que de l’envoyer commencent à voir le jour, et ils peuvent être la solution pour combler le fossé numérique qui isole les PMEs.

Seres : Que pensez-vous du succès et de la pérennité d’Allegro ?
P. Georget -
Je m’en réjouis ! C’est la preuve que les outils qui naissent de la collaboration entres entreprises ont plus de pérennité que ceux nés de la volonté d’une seule entreprise.
C’est une belle démonstration de mise en place d’un guichet unique permettant un dialogue ouvert entre toutes les entreprises, à l’inverse des réseaux fermés qui limitent les échanges.
Je pense qu’Allegro va encore croître car c’est un RVA fiable, bien intégré dans les entreprises et peu coûteux pour ses utilisateurs.

Seres : Seres et GS1 France sont partenaires depuis 20 ans. Quel bilan dressez-vous de cette longue collaboration ?
P. Georget -
Le bilan est très très positif ! Tous les projets que GS1 France et Seres ont menés ensemble ont été un succès ! Le projet d’échanges électroniques avec Allegro ou encore le projet pour les catalogues électroniques avec le Parangon qui a été un peu long à démarrer mais qui aujourd’hui a trouvé sa place dans le réseau international des catalogues. Et je pense qu’il y aura encore bien d’autres terrains de collaboration, notamment sur les sujets du commerce mobile ou encore de la lutte contre la contrefaçon.