La catalogne et la facture électronique

Bull et Seres Espagne implantent la facture électronique au sein de l'Administration Catalane. 

Bull et Seres ont remporté l’appel d’offres pour implanter la solution de facturation électronique e-Factura au sein des Administrations publiques de la région de Catalogne en Espagne. Les fonctionnalités de base du service portent sur : l’enregistrement, la vérification, l’archivage, la recherche et la visualisation des factures, la publication des états, l’impression, le téléchargement et l’administration des utilisateurs.

Le service type mis en place permet aux Administrations via une boite aux lettres de recevoir, de visualiser les factures fournisseur et également de leur envoyer des informations en retour conformément à la législation en vigueur en Espagne.

Le système est basé sur le format factura-e, défini par l’Ordonnance PRE/2971/2007 du 5 octobre. Ce service sera interopérable et capable de s’adapter à tous les besoins des mairies, provinces, et autres entités publiques, etc…

Parmi les entités qui mettront prochainement en œuvre la solution, on retrouve le Consorsi AOC, la CATcert, celui la mairie de Barcelone, la Generalitat de Catalogne ou encore la province de Lleida.

L’implantation de la solution e-Factura permettra aux Administrations d’optimiser les relations avec leurs fournisseurs, et également d’améliorer leur propre gestion interne.

Ce projet a également pour objectif d’encourager les PME et autres entreprises à utiliser les nouvelles technologies.

De plus, ce projet permettra de répondre aux nouvelles règlementations publiées en 2007, parmi lesquelles la nouvelle Loi 30/2007 relative aux Contrats avec le Secteur Publique. Une loi qui rendra prochainement obligatoire l’utilisation de la facture électronique pour les entreprises fournisseurs du secteur publique.

Normabev

Thierry Vuaille, directeur de Normabev, témoigne sur le projet de mise en œuvre de la dématérialisation. L’objectif était de mettre en place la traçabilité des bovins notamment lors de l’abattage, et ce en conformité avec la réglementation européenne liée à la traçabilité agroalimentaire.

Seres – Pouvez-vous nous parler de Normabev ?
T. Vuaille - Normabev est une structure technique associative privée, née en 2003 d’un accord entre professionnels au sein d’Interbev, interprofession du bétail et des viandes. Elle a reçu la responsabilité technique du classement et du marquage des gros bovins en abattoir et a la charge de vérifier les opérations de pesée et de présentation de la carcasse. Le but d’Interbev est ainsi de favoriser l’établissement de relations commerciales entre éleveurs et abatteurs basées sur un système de classement et de marquage impartial et harmonisé leur permettant de travailler dans un climat de totale confiance. Normabev suit les abattages de 3,3 millions de gros bovins par an dans les 245 abattoirs français de gros bovins, avec une équipe de 21 personnes.

Seres - En quoi consiste la traçabilité de la viande bovine ?
T. Vuaille - La traçabilité est une succession d’enregistrements pour suivre la viande depuis la naissance du bovin jusqu’au consommateur. Bref : « de la fourche à la fourchette ». Le bovin est identifié, puis tracé grâce au registre d’élevage, son passeport et les notifications de ses mouvements en base de données jusqu’à l’abattage. La traçabilité vers le consommateur est ensuite assurée par l’étiquetage.

Seres - Comment et pourquoi votre projet de dématérialisation est-il né ?
T. Vuaille – Cela répondait en premier lieu au besoin de Normabev d’enregistrer et de suivre toutes les opérations de classement des carcasses de gros bovins abattus en France, qu’elles soient réalisées par les 500 classificateurs en poste dans les abattoirs ou par des machines à classer. Le principe a été validé par les professionnels qui administrent Normabev, représentants des éleveurs, abatteurs, bouchers, commerçants en bestiaux, avec la mission d’organiser la circulation des informations d’abattage.

Seres – Comment s’est déroulée sa mise en œuvre ?
T. Vuaille – Après le choix de Seres en 2005, les développements ont été réalisés, ainsi que les premiers tests de connexion avec les abattoirs et les partenaires. Cette phase de tests s’est poursuivie en 2006, puis a été relayée par les premières mises en production. En 2007, tous les abattoirs, quel que soit leur système informatique, ont été reliés à Normabev après un audit de vérification des données. Le système est alors devenu totalement opérationnel.

Ainsi, depuis 2007, tous les abattoirs remontent leurs informations via un protocole unique, Seres se charge de convertir ces informations provenant de leur système d’information dans un format unique afin qu’elles viennent alimenter la base de données de Normabev hébergée chez Seres.

Des statistiques ont été développées pour Normabev et ses partenaires. Les équipes de Normabev et de Seres ont travaillé en parfaite coordination, les techniciens de Normabev se sont beaucoup impliqués auprès des abattoirs et la hot-line de Seres a aussi été très utile.

Seres – Quels résultats avez-vous pu constater ?
T. Vuaille - Normabev suit les résultats de pesée et de classement de tous les gros bovins en France, au travers de 40 informations par animal. Le lendemain et au plus tard à J+2 après l’abattage, tous les éleveurs et vendeurs de gros ont a leur dispositions les informations de poids et de classement de leurs animaux (80000 à 100000 abattages par semaine).

Le système mis en place permet aussi à l’abattoir de vérifier l’identification de l’animal. Normabev est devenu le point focal des informations d’abattage de bovins pour le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche (BDNI), et gère le point focal des mouvements de bovins pour le compte d’Interbev, également avec Seres (13 millions de mouvements par an). Le dispositif a permis en 2008 à la BDNI d’améliorer ses contrôles de cohérence entre les informations qu’elle reçoit en provenance des diverses bases de données, et de simplifier les procédures administratives, notamment celles relatives à la prime à l’abattage (PAB).

Normabev, qui assure par ailleurs une grande confidentialité dans l’utilisation de ces informations, va transmettre désormais ces données, selon les conditions fixées par son Conseil d’administration, à l’Institut de l’Elevage et à l’INRA dans un but collectif pour l’indexation des reproducteurs et la production de statistiques d’intérêt général.

Seres - Pourquoi avez-vous choisi Seres pour votre projet ?
T. Vuaille - Le choix de Seres s’est fait après un appel d’offres auprès d’une douzaine de prestataires informatiques. Tous les critères ont contribué à cette sélection, mais la solidité de l’entreprise, la rigueur de l’équipe, la robustesse des techniques et des moyens proposés, l’expérience du développement et du suivi de systèmes pour de grands clients avec une dimension de la sécurisation des données importantes ont été déterminants.